Commentaire après lecture

Le fils du fusillé de Jean-Pierre Barré

La peine capitale ! Voilà ce que prévoyait en 1914, le code militaire pour un certain nombre de comportements ! Quelle folie rajoutée à la folie de la guerre ! (J’avoue que j’avais oublié cela.) … Abandon de poste en présence de l’ennemi, refus d’obéissance, voie de faits sur un supérieur, révolte ? Et la mort au bout d’une interprétation parfois totalement injuste. Telle fut la condamnation d’Hector.

On entre avec douceur dans ce roman. Un style limpide, dépouillé de toute fioriture, des caractères confortables, pour une lecture aisée. Peu à peu, on se laisse emporter avec délicatesse dans la vie simple des habitants de ce village de Touraine en cette fin du XIXème siècle. Derrière la plume de l’auteur, on sent une grande délicatesse pour nous décrire le travail à la ferme, les naissances, les mariages, les deuils, les sentiments humains.
Peu à peu, je me suis retrouvée enfant dans une salle de classe, adolescente dans un pensionnat… Tout comme en observant la photo de couverture… on entend le parquet craquer, on sent l’odeur de la cire, celle de la craie sur l’ardoise grise…

Et puis il y a les rencontres, les amours naissantes, la bienveillance de Marcel Boulay, instituteur et maire de Neuillé-sur-Racan…Hector aurait pu être fier de son fils. Jean-Pierre Barré peut être fier de son œuvre… et moi, j’aurais bien aimé rester encore un peu dans ce petit village, entre école et mairie…

Cet ouvrage est un bel hommage aux martyrs de Vingré.

Christine Pezet-Grevet

L’ouvrage est disponible :

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