nouvelle version enrichie

Décembre 1914. Dans le village de Vingré, dans l’Aisne, six soldats du 298e régiment d’infanterie sont condamnés à mort et fusillés pour l’exemple. L’accusation : abandon de poste devant l’ennemi. La réalité : une bousculade dans la confusion des tranchées, et un commandement qui a besoin de coupables. Ils seront réhabilités en 1921, trop tard pour leurs familles.
Parmi eux, Hector Meunier. Il laisse une femme, Victorine, et un fils de quinze ans, Albert.
Dans leur village de Touraine, la nouvelle tombe comme une seconde condamnation. On n’est pas les proches d’un mort à la guerre : on est la famille d’un fusillé. Ce sera l’enfance d’Albert.
Porté par Marcel Boulay, l’instituteur et maire du village, Albert s’engage dans les études, devient enseignant à son tour, hussard noir de la République comme son mentor.
Le roman traverse avec lui la première moitié du XXe siècle : les années folles, la crise, la Seconde Guerre mondiale, jusqu’au lendemain de 1945, quand la France tente de se reconstruire sur ses propres silences.
Autour d’Albert, une galerie de personnages humbles et tenaces : Victorine, Marcel, les voisins d’un terroir tourangeau où les drames familiaux se transmettent de génération en génération, sans jamais être nommés.
Le Fils du fusillé n’est pas un roman de guerre. C’est un roman sur ce que la guerre fait aux vivants, la honte, le silence, la transmission, et la lente reconquête de la dignité.
Saga familiale et historique inspirée des fusillés pour l’exemple de la première guerre mondiale.
